"Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement". "Jean Capdeville n'en a cure, il a inversé la proposition, apprivoisant la lumière en la canalisant, en lui donnant des aires de jeu improbables par une alternance de mats profonds, insondablement neutres, et de paysages en reliefs destinés à la capter, à dessiner ubacs et adrets, miroirs et puits. Ca et là, un soleil noir dépose ses éclats d'or sombre: des croix, des griffonnages, des spirales. Parfois les signes se rejoignent et les mots se lèvent, comme aubes d'autre galaxie pour célébrer les noces de la peinture et de la poésie. Nous sommes mis face à nous-mêmes parce que nous sommes en présence d'un très grand peintre." Maurice HALIMI in Catalogue de l'exposition.



" Il a la patience obstinée des gens de la terre où il vit. Il se nourrit de ce qu’il voit, de ce qu’il ressent sous ce même ciel : sorcier d’un territoire solidaire de ses forces d’inspiration…. Sa peinture donne vie à une lumière déliée, en suspens, radiante… " Georges BADIN in Derrière le miroir n°150



"Ce peintre frustre et sûr qui se laisse porter par la succession d’étapes, de cycles naturels, par la gravité du geste quotidien et l’intensité du geste irrépressible, du geste incommensurable… Toutes ses interventions produisent des variables cohérentes qui se répètent, s’articulent, se répondent et finalement se résolvent dans l’évidence, la clarté d’un langage purement pictural qui donne naissance à des figures auxquelles ne manquent ni le sens ni la réalité. Chaque série, sans début ni fin, prend ses racines dans la précédente et se perd dans l’inconnu…" Jacques DUPIN



"Dans le fait, ses ombres n'ont cessé d'opérer ouvertement. Chaque dessin fut une épreuve contre elles" George BADIN



"Tous les deux, nous avons utilisé, chacun à notre manière, notre féminité pour "entrer en peinture" ". Jacques CAPDEVILLE



"Saluer le danseur de corde qui, de clocher à clocher, ces œuvres où chantent les poètes, invente toujours quelques nouveaux pas et trouve là de quoi entrer en résonance, ce bruit d’air sur fond de silence, avec leur paroles." Alain FREIXE



"Une dalle noire que l’on aurait profanée en la recouvrant de graffiti… Monumentalité du gisant et fugacité du geste vivant: deux modalités contraires du temps composent cette peinture. L’une tournée vers l’immobilité, l’éternité et la mort; l’autre saisie par les pulsations fragiles, désordonnées et éphémères de la vie. Minéralité du noir et poudroiement des gestes et de l’écriture… ". Pierre MANUEL, in Jean Capdeville, la peinture au fil des mots, éditions Riveneuve, 2008.



"Alors ? Incertitudes et ambiguités. Noir de deuil ou noir de parure ?Tragédie ou coquetterie ? Bibelot vain d'un âge qui n'a plus rien à dire ou lieu d'un mystère qui est celui de la création même ? Débilité ou force tranquille et amicale ? Geste vide ou chant profond ? Limite." Jean CHAZARENC